LES HOMMES DU PRESIDENT (Alan J. Pakula - 1976)
Alan J. Pakula retrace ici l'enquête des deux journalistes du Washington Post Bob Woodward et Carl Bernstein sur l'effraction commise au Watergate, comité national du parti démocrate et dont l'issue conduisit Richard Nixon à démissionner de la présidence des Etats-Unis.
Tourné deux ans à peine après la démission de Nixon, "Les Hommes du Président" se révèle être un thriller politique de première qualité.
Tourné de façon quasi-documentaire, le film de Pakula se montre d'un très grand réalisme et ce n'est pas étonnant quand on sait que celui-ci reçut l'entière collaboration des deux journalistes ainsi que de la direction du Washington Post.
Ce qui est étonnant, c'est de voir à quel point deux hommes que tout oppose, Woodward le républicain et Bernstein le libéral, arrivèrent à travailler de concert et à faire éclater le plus gros scandale impliquant la Maison Blanche.
Le duo "Woodstein" mena une enquête longue et rigoureuse qui, d'un simple cambriolage, se transforma en une énorme conspiration au sein du gouvernement cherchant à cacher les nombreuses magouilles auxquelles s'étaient livrés les services secrets américains.
Leurs investigations s'étalèrent sur une durée de près de deux ans mais Pakula décida de ce concentrer sur les sept premiers mois de l'enquête en terminant son film avec les conclusions de celle-ci s'affichant sur le téléscripteur.
Bon nombre de membres du staff du président furent condamnés (Charles Colson, Howard Hunt, Bob Haldeman) et celui-ci, voulant éviter de tomber dans la disgrâce, prit la décision de démissionner.
Mais de par sa nature il est difficile de qualifier "Les Hommes du Président" comme un film politique.
En effet, Pakula ne montre les politiciens impliqués que par le biais de nombreuses images télévisuelles dont la plupart furent tirées d'images d'archives et chacune d'entre elles servent à commenter de façon crédible l'action qui en découle. Le réalisateur s'intéresse au cheminement des journalistes se composant d'analyses de documents, de multiples coups de téléphones, d'interrogatoires, etc...
L'intrigue se développe à la manière d'un puzzle complexe composé de nombreux noms et de rendez vous pour la plupart secrets et dont les plus intéressants sont ceux qui se déroulent entre Woodward et son informateur secret au sein du gouvernement, plus connu sous le surnom de "Gorge Profonde", qui se révéla plus de trente ans plus tard être W. Mark Felt, le directeur adjoint du FBI à l'époque du Watergate.
"Les Hommes du président" est un film au suspense puissant et dont le scénario s'en tient aux faits historiques en illustrant le travail minutieux des deux journalistes d'investigation interprètes avec conviction par deux comédiens de grand envergure, Robert Redford et Dustin Hoffman.
L'oeuvre de Pakula est un grand hommage au journalisme d'investigation, une profession qui fut souvent traitée avec mépris, et à la presse objective qui réussit à mettre à genoux un adversaire bien plus puissant en apparence mais qui n'en est pas intouchable pour autant.
Un Sherif à New-York (Don Siegel - 1968)
Shérif adjoint dans une petite bourgade de l'Arizona, Walt Coogan est envoyé dans la ville de New-York pour y récupérer le criminel James Ringerman. Contournant la bureaucratie crapoteuse de l'administration, Coogan obtient son prisonnier, mais celui-ci arrive à s'échapper. Le shérif devra se fondre dans cette ville qui lui est totalement inconnue pour remettre la main sur Ringerman. Pour ce faire il réussira à obtenir l'aide de Julie, une jeune psychiatre travaillant par intermittence pour les services de police.
Les méthodes de Coogan n'auront pas l'agrément de la jeune femme qui n'hésitera à aucun moment de le critiquer, critique auxquels le shérif répondra avec franchise... le monde n'est pas un conte de fée et pour combattre le crime on ne peut pas toujours tendre l'autre joue. Pour retrouver son prisonnier, Coogan utilisera également la maîtresse de celui-ci Lynny Raven dont il abusera sans vergogne jusqu'à la poursuite final dans le parc qui se soldera par la capture de Ringerman qu'il ramènera en Arizona pour y être jugé.
Première des cinq collaborations du réalisateur Don Siegel avec l'acteur Clint Eastwood, "Un Shérif à New-York" est un polar sombre et violent qui fut sévèrement critiquer par l'amérique conservatrice mais qui obtient les faveurs du publique.
Le personnage tenu par Eastwood annonce d'une certaine façon un autre rôle, celui d'Harry Callahan, qui a pas mal de points communs avec Coogan. Ce dernier fera d'ailleurs la célébrité de Clint Eastwood et donnera lieu à une franchise inégale mais efficace.
"Un Shérif à New-York" est également le second film que tourna Clint Eastwood à son retour aux États-Unis après avoir tourné dans la trilogie italienne de Sergio Leone.
Ce film s'éloigne de beaucoup des précédentes oeuvres du comédien, marquant un tournant on ne peut plus décisif dans sa carrière.
Le scénario est guère original et souffre d'un traitement bien trop manichéen, mais cela ne gâche en rien le plaisir que nous éprouvons à suivre cet assistant du Shérif d'une petite communauté rurale qui se retrouve brutalement propulsée dans un environnement hostile et inconnu. Une ville ou le pêché et le vice règnent en maître et dont la bureaucratie ne fait guère d'effort pour combattre ses deux mal qui ronge la belle cité de New-York.
Malgré cela, on ne peut qu'admirer la façon dont Coogan arrive à se sortir de pétrins tous aussi dangereux les uns que les autres. Certaines scènes sont on ne peut plus brutal comme celle de la bagarre dans la salle de billard qui se soldera par la victoire de Coogan et aussi sur les plans des nombreux agresseurs mit au tapis par le caractèriel assistant-shérif.
La mise en scène de Don Siegel est un bel exemple d'efficacité et tire le meilleur parti d'un scénario convenu, mais qui trouve sa force dans les passages extrêmement brutaux de l'histoire.
Eastwood trouve ici un rôle sur mesure, et nous offre ici une performance d'acteur de qualité.
"Un Shérif à New-York" est un polar efficace que l'on regarde avec beaucoup de plaisir. Un bon divertissement qui puise sa force dans son interprétation et au coeur de sa mise en scène. A voir!
The Thing (John Carpenter - 1982)
Hiver, 1982.Antarctique. Alors qu'ils sont isolés du reste du monde 12 hommes vont devoir faire face à une terrible menace. Après avoir décimé toute une équipe de chercheurs Norvégiens, une créature polymorphe va investir la station polaire n°31 et s'attaquer aux hommes qui y habitent. Ayant la capacité d'imiter tout ce qu'elle approche, la chose va semer le doute au sein de l'équipe.
Ne sachant plus qu'y est humains et qui ne l'est pas, un sentiment de paranoïa va s'installer ainsi qu'un sentiment de méfiance, chacun des membres de l'équipe ne sachant plus en qui ils peuvent avoir confiance. Prenant les rennes après que le doute ne soit tomber sur le chef de la sécurité, le pilote Mcready (Kurt Russell) va devoir découvrir qui est qui jusqu'au face à face ultime avec la créature.
Voici un film qui, presque 30 ans après sa sortie initial, reste toujours aussi efficace. Mené de main de maître par John Carpenter, "The Thing" reste l'un des summum du cinéma Horrifique. Sortie à peine deux semaines après le "E.T" de Spielberg , le film de Carpenter fut boudé par les critiques qui après avoir découverts une œuvre aussi magique que celle mettant en scène le gentil petit extra-terrestre furent choqués à la vue de la monstrueuse créature qu'était "La Chose".
Morts, désolation, fin on ne peut plus pessimiste, "The Thing" a eu la malchance de sortir à une époque où le publique ne cherchait pas à voir ce genre de chose sur grand écran. Surnommé "le pornographe de la Violence" par les critiques, Carpenter fut déçut de la façon dont son film fut accueillit alors qu'il y avait mit tous son cœur.
Fort est constaté en l'écoutant que cela ne change en rien la fierté qu'il ressent face à son film et du fait que grâce à la VHS, au DVD et maintenant au Blu-ray, ce dernier pu être découvert par une nouvelle génération de cinéphiles dont l'admiration envers son œuvre ont fait de "The Thing" un film culte, un classique du cinéma de genre.A génération différente, approche différente.
Tous les protagonistes gardent également un excellent souvenir du tournage (voir le doc contenu dans l'édition DVD collector du film) et n'hésite pas à avouer le sentiment de satisfaction quand au résultat final. Pour moi, "The Thing" reste l'un des films les plus éprouvant psychologiquement qui m'ait été donné de voir. Le climat oppressant qui y règne est tel que l'ont reste cloué à son siège de la première à la dernière minutes (en tout cas c'est ce que je ressent à chaque fois que je le revois). Un film qui, au file des années, à finit par acquérir le statut qu'il méritait.
DELIVRANCE (John Boorman - 1972)
Pendant les premières heures passés dans la région tout se passe bien pour le petit groupe d'amis formé par Ed, Lewis, Andrew et Bobby. Ayant pour objectif de descendre en canoë la rivière condamner à la disparition, ceux-ci veulent se confronter à la nature et à ses risques mais ils vont devoir affronter un danger totalement différent. Au début tout se passe pour le mieux, le petit groupe campent, lancent des vannes, se ballades avec leurs arcs, le tout sur un musique dès plus entraînante.
Toutes ses réjouissances tourneront cours. Ed et Booby se retrouveront séparés du groupe et devront faire face à deux hommes aux dangereuses intentions. Menacé avec une arme, Ed sera attaché à un arbre pendant que Bobby sera la victime de l'humiliation et des sévices sexuels d'un des deux montagnards.
C'est lorsque le tour de Ed sera venu que Lewis, armé de son arc, arrivera et tirera sur l'un des deux hommes, le second prendra la fuite.
Se concertant pour savoir ce qu'ils doivent faire, Lewis convaincra les autres de se débarrasser du corps pour éviter tout procès. Ils enterreront le cadavre sans s'attendre à ce que le deuxième homme ne revienne les attaquer. Drew sera la première victime et Lewis sera grièvement blessé dans les rapides. Ed devra faire face à leur assaillant en le tuant d'une flèche dans le corps.
Dès lors le but des trois survivants sera de rejoindre la civilisation. Arrivé en ville, ils devront répondre à de nombreuses questions mais leurs réponses laisseront les autorités incrédules. Le shérif leurs dira d'ailleurs de ne plus jamais revenir dans la région.
A mi-chemin entre drame et thriller, "Délivrance" nous en met plein la vue avec des séquences spéctaculaires en canoë et des prises de vue fascinantes qui permettront au réalisateur John Boorman de créer un véritable langage cinématographique aux images sublimes et dont la composition visuel et le caractère immédiat plonge de façon remarquable le spectateur au coeur de l'intrigue.
"Délivrance" est un film complexe à plus d'un titre et force est de constater qu'il est dès plus difficile de l'appréhender. On ne peut interprété l'oeuvre de Boorman de façon simpliste et on ne peut non plus réduire chacun de ses éléments à de simple clichés.
Le scénario de James Dickey, qui adapte ici son propre roman, nous conte l'histoire de quatre hommes cherchant à survivre par des moyens qui sont inconnus à des citadins comme eux, le tout dans un milieu hostile où les dangers s'enchaînent à un rythme effréné.
Par ailleurs, Boorman et Dickey ne nous offrent pas une fin des plus rassurante, bien au contraire. De retour en ville, ils devront faire façe à l'incrudilité des autorités qui écouteront leur histoire avec un certain degré de scepticisme et les moments de terreurs qu'ils ont vécus les poursuivront jusque dans leurs rêves.
"Délivrance" est selon moi le film le plus aboutit de John Boorman et on ne peut que remarquer le formidable travail de mise en scène qu'il a accomplit. Ils ne faut surtout pas en oublier le casting, composé par des comédiens de haut niveau tels Jon Voight, Burt Reynolds, Ronny Cox et Ned Beatty, et qui de toute évidence se donnent à fond dans leurs rôles, allant jusqu'à faire eux même leurs propres cascades.
"Delivrance" est une oeuvre percutante et pleine d'adrénaline qui ne peut laisser personne indifférent.
BLOW OUT (Brian de Palma - 1981)
Ingénieur du son pour un producteur de film de série B Jack Terri est, sans le vouloir, témoin d'un assassinat politique. Venu enregistrer des sons en vu de la bande audio de son prochain film, il capture le son d'un coup de feu juste avant que la voiture du gouverneur MacRyan tombe à l'eau. Jack n'hésite pas à plonger pour y sécourir d'éventuels survivants. Il en sort une jeune femme nommé Sally, une call-girl qui s'était jeter dans les bras de la victime pour le faire chanter. Manipuler par son meilleur ami le photographe Manny Karp, Sally ne se doutait pas qu'elle allait être la complice d'un assassinat. Cherchant à découvrir qui se trouvent derrières le complot, Jack et Sally vont s'allier pour dévoilé la véritée au grand jours mais se heurteront à l'incrédulité des autorités ainsi qu'aux multiples obstacles mit sur leur chemin.
Mêlant thriller politique et croustillante critique des médias américain, Brian De Palma nous offre ici une oeuvre dans la pure tradition des années 80. Le réalisateur réuni d'ailleurs ici deux acteurs dont le talent et l'alchimie est non négligeable et qui firent d'ailleurs leurs premières armes sous sa direction. John Travolta et Nancy Allen se retrouvent devant la caméra de De Palma , cinq ans après le cultissime "Carrie", toute première adaptation d'un best-seller de Stephen King.
Au delà du cynisme et de la stratégie manipulatrice des médias, la part de réalité des images est au centre de ce film. Certe les sons et les images prises chacun de leurs côtés par Jack Terri et Manny Karp ont été prises avec une intention autre que celle d'obtenir des indices, mais pour les comprendre nous nous devons ,au même titre que les personnages, nous livrer à un véritable travail de déchiffrage. Cet excercice est d'ailleurs mit en évidence par la synchronisation des images de Karp par Jack avec les sons que ce derniers à réussit à enregistrer.Ce travail aboutira d'ailleurs à la réalisation d'un type de film d'animation qui révèlera tous les éléments permettant de prouver qu'il y a eu crime. Ces mêmes éléments seront difficiles à révéler au grand publique tant les embûchent se font nombreuses sur le chemin empreinté par Jack et Sally.
De Palma était à cet époque au summum de son art. Fort est de constater que ses dernières oeuvres (Femmes Fatales , Mission To Mars, Le Dahlia Noire,...) sont loins de possèder les qualitées de ses premières qui marquèrent leurs époques et qui continuent à nous fasciner aujourd'hui. John Travolta nous offrait ici un performance de haut niveau, probablement l'une de ses meilleurs, et Nancy Allen aussi. La comédienne se fera d'ailleurs de plus en plus rares sur les écrans et son interpétation d'Anne Lewis dans "Robocop" sera sa plus connu.
"Blow-Out" ne brille peut-être pas par l'originalités de son sujet mais la forme avec lequel il est mit en scène sera d'une qualité si exceptionelle qu'il marquera la mémoire du fan que je suis. Une des oeuvres phares des années 80!
Poltergeist (Tobe Hooper - 1982)
Alors qu’il dirige « E.T », Steven Spielberg se lance dans la production d’une œuvre également assez personnelle , le thriller fantastique « Poltergeist ». Ne pouvant, par contrat, le réaliser lui-même Spielberg fera appel à Tobe Hooper pour mettre en scène le film. Malgré cela, chaque décision devra avoir son avale ce qui fait qu’une grosse polémique à toujours eu lieu pour savoir qui de Spielberg et Hooper était vraiment à la barre du film. Certes Hooper est à la mise en scène mais Spielberg chapeaute le projet de très prêt.
Le film conte l’histoire de la famille Freeling qui du jour au lendemain va être plongé dans l’horreur absolue.
D’abord le père Steven (Craig T. Nelson), ce dernier travail comme responsable des ventes d’une agence immobilière. Le meilleur dans sa partie, il est à la tête de 72 pourcent des ventes réaliser à Cuesta Verde.
Ce qu’il ignore c’est que ce terrain fut à l’origine un cimetière et que son patron à fait l’erreur de ne pas déplacé les corps.
De cette négligence naîtra la vengeance des esprits des défunts qui s’attaqueront directement sur Steven et sa famille.
C’est durant une terrible nuit d’orage que les esprits frappeurs prendront en otage dans l’entre deux monde la plus jeune de la famille, Carol Anne (Heather O'Rourke). Celle-ci se manifestera d’ailleurs à plusieurs reprise à travers leurs poste de télévision.
Diane (JoBeth Williams), l’épouse de Steven, convaincra son mari d’aller à l’Université pour chercher du secours auprès de parapsychologue mener par le Dr Lesh qui durant toute une nuit étudieront le phénomène.
Certains évènements inexplicables s’y dérouleront, dont l’apparitions des esprits qui hantent la maison des Freeling.
C’est le lendemain matin que le patron de Steven viendra lui rendre visite pour lui parler des raisons de son absence. C’est également durant cette conversation que Steven apprendra de la bouche de son patron que le lieu où leurs maison fut construit était à l’origine un cimetière.
Le soir même le Dr Lesh revient accompagné d’une médium qui fera appelle à son expérience pour sauver Carol Anne des griffes des esprits frappeurs. L’expérience réussira et la famille Freeling sera de nouveau au grand complet.
Mais l’horreur ne s’arrêtera pas la car le soir suivant les esprits frapperont de nouveau sur leur maison pour le pire. Cette fois, les Freeling n’auront plus d’autre choix que de quitter en catastrophe leurs domicile. Ils iront s’installer dans la chambre d’un Holiday Inn et prendront la peine de mettre le poste de télévision à l’extérieur.
« Poltergeist » est un film qui selon moi ne peut pas être vraiment qualifié de film d’horreur. Certes le surnaturel tient une place importante mais je le qualifierais plutôt de film fantastique. Malgré les années, les effets spéciaux n’ont pas trop vieillit et le sujet est toujours aussi prenant. La mise en scène est parfaitement maîtrisé et ne tombe jamais dans le piège de la facilité.
La marque Spielberg y est présente du début à la fin mais n’enlevons pas à Hooper le mérite qui lui revient.
Sa mise en scène se révèle on ne peut plus astucieuse et tire le meilleur parti d’un casting composer d’acteurs et actrices de talent.
Prenant bien le temps de développer ses personnages avant de nous prendre aux tripes, Hooper fait des Freeling un rare exemple non stéréotypé d’une famille heureuse de classe moyenne. Tous interprété par des acteurs de talent, chaque membre de la famille s’attire facilement la sympathie, impliquant ainsi le spectateur directement dans l’action.
Chacun donne le meilleur de lui-même dans son rôle et on ne peut que saluer leurs performances.
La rencontre Spielberg / Hooper a donné un excellent film fantastique, dans lequel on parvient à reconnaître les influences des deux réalisateurs. « Poltergeist »est sans conteste l'un des meilleurs films de fantômes qui fut réaliser et peux peuvent se vanter d’avoir toujours autant d’impact après tant d’années.
Un film culte à plus fortes raisons et une œuvre majeur des années 80. Une belle réussite.
Un été pourri ( Phillip BORSOS - 1985)
Journaliste au Miami Herald, Malcolm Anderson (Kurt Russell) ne rêve que d'une chose, quitter Miami et s'installer avec sa petite amie dans le Colorado. Cela fait presque dix ans qu'il est journaliste et ne trouve plus aucun plaisir à couvrir les affaires criminelles qui pour lui n'offrent aucun défi. Il l'avoue lui même, il espérait tomber sur une autre affaire de l'envergure de celle du Watergate.
C'est alors que l'assassinat d'une jeune femme survient. Anderson est chargé de couvrir l'enquête et colle au train de l'inspecteur Martinez (Andy Garcia) et de son coéquipier avec lequel le journaliste ne s'entend guère. C'est alors qu'Anderson, après avoir pondu son premier article, est contacté par le tueur en série qui l'a choisit comme porte parole aimant la façon dont il écrit. D'abord réticent, Malcolm sent que cela peut être l'affaire de sa carrière et sous la pression de son rédacteur en chef, couvre les meurtres suivants.
Le tueur annonce alors au journaliste le type de victime qu'il cible, quatre hommes et deux femmes. Le reste de la presse écrite et télévisé apprends que le tueur est en contact avec Malcolm, lequel voit sa popularité grandir. Détournant ainsi sur lui l'attention du reste des médias, le journaliste devient alors la cible.
En effet, le tueur vois d'un très mauvais oeil que Malcolm devient célèbre au détriment de lui-même. Ce dernier n'hésite pas à lui tendre un piège, le faisant paraître ridicule au reste de la presse. sa petite amie, Christine, sera également enlevé mais le suspect la gardera en vie, offrant même l'occasion à Malcolm de la récupérer. Venant avec la police sur les lieux, Malcolm se fera tirer dessus mais en sortira sans dommages après avoir libérer Catherine de son ravisseur, lequel réussira à s'enfuir laissant un cadavre complètement défigurer derrière lui afin de faire croire qu'il s'est suicidé.
C'est le soir même, alors que Malcolm et sa compagne se sentent en sécurité, que le tueur fera son apparition. Une lutte s'en suivra durant laquelle le journaliste s'emparera de l'arme de l'assassin et n'hésitera pas à l'abattre. Le film se conclu par le premier article rédigé par Malcolm en tant que rédacteur en chef d'un magazine du Colorado.
Produit par Lawrence Turman et David Foster, entre autre producteurs de "The Thing", "Un été pourri" met en vedette Kurt Russell dans la peau d'un journaliste blaser par son travaille et dont la passion pour l'investigation journalistique à disparue jusqu'à ce que le scoop de l'année ne lui tombe dessus mettant sa vie et celle des siens en danger...
L'intrigue de se thriller est en effet on ne peut plus banal, mais il faut bien admettre que 25 ans se sont écoulé et que se genre de film sont devenu très courant au file des années. Mais bien que le filons s'emble user certains films arrivent encore à bien l'exploiter. Le film de Philip Borsos se révèle être un thriller efficace de par sa structure et de son interprétation.
Aucune grosse surprise au menu mais le suspense se révèle être au rendez vous et se révèle relativement efficace, en tout cas suffisamment pour qu'il nous tienne en haleine jusqu'à la fin. Le conclusion est on ne peut plus prévisible, dès le début on sait de quel façon le film va se terminer, mais cela ne gâche en rien l'intérêt que l'on peut y trouver.
Pure produit des années 80, le film n'eut pas un gros succès tant d'un point de vue critique que commercial, mais malgré tous il a su trouver son publique. La mise en scène se révèle efficace sans pour autant être original à l'image de l'intrigue qui, bien que convenue, reste un modèle du genre. Le présence de comédiens tels Kurt Russell et Andy Garcia se révèlent être une des qualités du film et tous deux se montrent réaliste dans l'approche de leurs rôles.
En Conclusion, "Un été pourri" est un thriller simple mais efficace. On regrette bien sur le manque d'originalité du sujet mais l'interprétation rattrape assez bien le coup.
Plaisant mais pas indispensable.
Note: 13/20
2001: L'Odyssée de L'Espace (Stanley Kubrick - 1968)
Avec « 2001: l’odyssée de l’Espace », Stanley Kubrick nous décrit en quatre chapitres bien distinct la naissance et l’évolution de l’espèce humaine.
Chapitre 1 « L’Aube de l’Humanité »: Un monolithe de couleur noire apparaît au beau milieu d’une tribu de singes qui au contact de l’objet étranger développe une certaine intelligence. Découvrant la force que peut procurer un os, l’un d’entre eu à l’idée de s’en servir comme d’une arme et tue l’un de ses congénères. .. Ceci ne sera que le début de leurs évolution.
Chapitre 2 « Quatre millions d’années plus tard »: c’est en 2001 que le professeur Heywood Floyd se rend sur la base lunaire de Clavius où a été découvert un monolithe semblable à ceux que les singes avaient connu 4 millions d’années auparavant. Après avoir briefé l’équipe de chercheur, Floyd et son équipe se rendront près de l’objet qui émettra un signal en direction de Jupiter.
Chapitre 3 « Mission Jupiter - 18 mois plus tard »: Le vaisseau d’exploration Discovery est en route pour Jupiter pour un voyage de 9 mois. Parmi l’équipage, seul deux membres le commandant David Bowman et son co-pilote le commandant Frank Pool sont réveillés, les autres étant plongés dans un sommeil cryogénique. Alors que le voyage avait commencer dans le calme le plus totale, tout tournera cours lorsque l’ordinateur de bord tuera les membres de l’équipage. Bowman, le seul survivant, n’aura plus d’autre choix que de déconnecter Hal 9000.
Chapitres 4 « Jupiter et au-delà de l’Infinie »:
Quittant le Discovery à bord d’une navette, David Bowman sera aspiré dans un maelstrom indescriptible de couleur, de paysage et d ‘étoile. Son voyage se terminera dans une chambre de style Louis XVI dans laquelle il traversera toute les étapes de la vie. C’est en face de son lit de mort qu’un autre monolithe noire apparaîtra et à son contact Bowman se transformera en un fœtus qui se retrouvera en orbite au-dessus de la terre.
Considérer par beaucoup comme le premier film de science-fiction pour adulte, « 2001:L’Odyssée de l’Espace » marquant un tournant capital dans l’histoire du cinéma.
Contrairement au précédent films du genre, « 2001 » est le genre de film qui demande à chacun un très gros effort de concentration pour le comprendre tant son schéma narratif est à mille lieu de celui qui régit en général toutes les œuvres cinématographiques…
Les personnages en eux même ne sont pas d’une grande épaisseur mais sont les supports fonctionnels sur lesquels s’appuie le déroulement de l’intrigue.
Cette absence de possibilités d’identification est conçue de par sa forme avec un style frisant la perfection laissant sur le plan technique apparaître une grande froideur qui donne d’ailleurs une ampleur hors du commun à l’œuvre de Kubrick.
Force est de constaté que ce sont les images qui parlent dans « 2001 » et cela est prouvé du fait du peu de dialogue que le film contient… seulement 40 minutes sur un long métrage durant 2h25.
« 2001 » est un film porté par une angoisse latente, comme glaciaire et dont la substance est en quelques sortes consubstantielle à la présence de l’homme au confins de l’univers. L’intrigue nous porte un message tant sur le plan physique que métaphysique sur l’homme guetté par l’étape inéluctable du progrès scientifique qui se développera lors de son évolution et qui se révèlera plus destructeur que bénéfique.
« 2001 » est en second lieu un film conçue en partie sur la spéculation, l’influence des extra-terrestre sur l’évolution de l’homme, qui conduira à la transformation final du dernier survivant de l’équipage du Discovery engendreront peut-être une forme de vie qui se montrera moins imparfaite que celle que nous connaissons. Kubrick émet d’ailleurs l’hypothèse que les extra-terrestres sont à l’origine de l’évolution de l’espèce humaine et de son développement technologique.
Avec « 2001: L’Odyssée de L’espace » Stanley Kubrick n’a pas seulement enrichi le genre de la S-F, il à révolutionner à tout jamais notre façon de concevoir l’espace de par les rayons éclatants du soleil rejeté par le vaisseau spatial alors que l’autre surface est elle constamment plongé dans le noir, mais aussi avec des éléments tels que le stylo suspendu grâce à la gravité et le silence quasi-spectral englobant le corps sans vie du commandant Pool qui flottera à tout jamais au milieu des étoiles, ainsi que par la présentation de la station spatial en forme de cercle tournant sur elle-même et sur laquelle est projeté les reflets de notre planète.
L’espace vu selon Kubrick se révélera encore plus réaliste lorsque les images des missions de la NASA confirmeront les aspects conçue par Kubrick et qui d’ailleurs soulageront le cinéaste, celui-ci ayant confirmation que sa vision de l’univers n’était pas erronés.
« 2001 » se révélera donc être une étape majeur dans l’histoire du cinéma mais aussi dans la filmographie d’un metteur en scène qui à su me surprendre à chacune de ses œuvres . L’Un des plus grands Monuments de l’Histoire du 7ème art!
ASSAUT (John Carpenter - 1976)
Pour son premier film professionnel, John Carpenter nous présente une intrigue assez simpliste mais efficace de par sa mise en scène.
Tout commence un samedi soir durant lequel une fusillade éclate entre policier et voyous. Cet évènement attise les tensions entre les gangs et les forces de l'ordre qui se révèlent impuissante face à la criminalité.
Le lendemain, le lieutenant de police Eaton Bishop (Austin Stocker) commence sa première journée avec tranquillité et s'apprête à commencer une mission banale mais qui se révélera plus dangereuse quelle ne le semblait.
Au même moment un gang assassine un vendeur de glace ainsi q'une jeune fille de 10 ans. Son père, sous le choque, trouvera une arme sous le tableau de bords et pourchassera l'homme qui a tué son enfant. Après avoir abattu ce dernier, l'homme ira se réfugier dans le commissariat de Anderson en plein déménagement sous la surveillance de Bishop. Quelques temps auparavant l'officier Starker (Charles Cyphers) convoyant des condamnés à mort s'y était arrêté avec ses prisonniers, dont le tueur en série Napoleon Wilson (Darwin Joston), afin de passer un coup de téléphone.
Le commissariat sera assiégé par le gang responsable de la mort de la petite fille qui voudront récupéré le responsable de la mort de leur camarade. Starker sera tué mais policiers, secrétaires et prisonniers devront s'allier pour survivre. A l'extérieur, des silhouettes fortement armées se déplacent dans l'obscurité prêt à tout pour entrer.
Alors qu'il n'a pas encore 30 ans, John Carpenter réalise ce petit film à la fois simpliste et visuellement aboutit, prouvant ainsi qu'avec maestria on peut faire un film d'envergure malgré un budget plus que limité.
Carpenter ne fait pas dans le superflu, mais distille son suspense de façon incroyablement suggestive en ne montrant que très rarement les truands en lumière et faisant preuve de simplicité quand à la représentation des fusillades dont les traces disparaissent après que les assaillants aient retiré les cadavres et les véhicules dont ils se sont servis. Leur stratégie est intelligente et le fait qu'ils aient coupés tout moyens de communications qui auraient permis aux assiégés d'appeler du renfort nous montre leur méthode est encore plus perfide qu'elle ne le semblait au premier coup d'oeil.
La référence au western de Howard Hawks "Rio Bravo" (l'un des films préférés du réalisateur) est plus qu'évidente d'ailleurs. Avec un scénario brillamment écrit, Carpenter nous offre un petit film d'action à la mise en scène bien huilée et à l'interprétation on ne peut plus attractive. Le tout est orchestré avec brio par un Carpenter débutant mais déjà totalement impliqué dans le maîtrise de son art.
Un film culte !
SORTIE EN BLU RAY: 10 FEVRIER 2012
LE SYNDROME CHINOIS (James Bridges - 1979)
Témoin de la défaillance technique d'une centrale nucléaire, la journaliste Kimberly Wells (Jane Fonda), son cameraman Richard Adams (Michael Douglas) et Jack Godell (Jack Lemmon) vont lutter contre les pouvoirs en place pour informer la population.
"Le Syndrome Chinois" est un film réaliste et qui se montre comme une prédiction car à peine sorti sur l'écran, la centrale nucléaire de Harrisburg connut un accident identique à celui décrit dans le film.
On peut dire que la réalité rejoint de façon terrifiante la fiction et le film devint en cela un docu-drame réaliste.
James Bridges traite ici des dangers qui régissent le monde de l'énergie nucléaire et se livre également à une critique acerbe du danger que les nouvelles technologies peuvent provoquer.
Malgré cela, le metteur en scène traite en priorité des conséquences financières qui découlent de tels événements et de l'avidité de ceux qui pourraient en pâtir.
En effet, nos trois héros sont ici les cibles des multiples attaques des hauts fonctionnaires et doivent faire face à de nombreuses pressions politiques qui en découlent.
Cela n'altère pourtant en rien leur désir de voir éclater la vérité au grand jour. La conclusion dramatique du film ne fait que renforcer la volonté des deux reporters et de leurs appuis au sein de la centrale qui sera la victime d'une terrible tentative d'assassinat médiatique.
Bridges réunit ici un casting sensationnel dont se distingue tout particulièrement le trio Jane Fonda/Michael Douglas/Jack Lemmon.
Lemmon qui, par ailleurs, remporta le prix d'interprétation au festival de Cannes. Jane Fonda se révèle crédible dans le rôle de Kimberly Wells, journaliste d'investigation tenace et à l'intégrité inébranlable.
Elle se battra jusqu'au bout et subira de nombreuses pressions qui n'auront pour conséquence que de renforcer sa détermination.
Quant à Michael Douglas, il nous livre ici une interprétation convaincante et s'investit , tout comme Fonda, à fond dans son rôle du caméraman Richard Adams. Je souligne également le fait que Douglas est le producteur du film.
En conclusion, "Le Syndrome Chinois" est un film à l'intrigue captivante, à la mise en scène soignée et qui gagne énormément à la présence de comédiens et comédiennes inspirés. Un film qui se regarde comme un thriller mais qui traite d'un sujet toujours d'actualité. Passionnant!


















































































